Les Bingham – Déçus par le parti républicain mais fans du Texas

Christie et Gene Bingham

Forcément républicains les commerçants texans ? Rien n’est moins sûr ! Votant habituellement pour le parti de l’éléphant, Gene et Christie Bingham, patrons du restaurant The Beacon Cafe, situé au sein d’un aérodrome de Fort Worth, s’apprêtent à s’abstenir. Pour eux, non seulement Mitt Romney est un mauvais candidat, qui « hésite sans cesse », « ne dit pas clairement ce qu’il veut faire » et « s’en est pris aux petites gens ». Mais Obama a aussi « sauvé l’économie », « reconnu qu’il ne pourrait pas faire tout ce qu’il avait promis lors de la précédente campagne et maintenu les troupes nécessaires à l’étranger ».

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Les St. John – Un déçu d’Obama + une libertarienne = deux votes pour Romney ?

Robin et Jeff St. John

Elle est agente immobilière, lui professeur de physique. Robin et Jeff St. John se sont rencontrés en 1990, sur leur lieu de travail. Diplômée en psychologie, Robin intervenait dans l’établissement scolaire où Jeff donnait des cours, en Californie. La Texane était déjà maman d’une petite fille, Britney, qu’elle élevait seule. Et quand elle est tombée enceinte de leur fils Dylan, Jeff l’a épousée, puis l’a suivie au Texas, dans le Nord de l’agglomération de Dallas-Fort Worth. Car pour le couple, « la Californie n’est pas un bon endroit pour élever des enfants. Il y a trop de distractions. Les gangs y sont plus actifs ». Lire la suite

Cynthia Rogers – Un président noir, rare signe d’espoir

Mère de cinq enfants nés de trois pères différents dont aucun n’a été son mari (son seul mariage n’ayant duré que deux ans et ne s’étant pas traduit par une nouvelle naissance), Cynthia Rogers a l’impression de subir sa vie. « Quand on est petite fille, on ne se dit pas que l’on va vivre des allocations [soit un budget de 1 343 dollars mensuels, du fait du handicap de son second fils, autiste]. Mais pour élever mes enfants, j’ai dû y avoir recours ».

Josef le fils, Cynthia la mère, Kendra la fille

Née à Hawaï en 1965, Cynthia semble avoir souffert de l’attention portée à sa sœur aînée, souffrant d’un problème cardiaque, de la mort de sa mère d’une maladie auto-immune (le Lupus érythémateux disséminé) quand elle n’avait que neuf ans et de l’autorité parentale accordée sa belle-mère. « Elle en abusait. Quand elle nous punissait, elle s’assurait que nous souffrions ».

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Les Blyth-Salvato / Deux homosexuels démocrates réinventent la famille recomposée

La mère Cheryl, le père Carl (désormais divorcés), le nouveau compagnon de Carl Joe, les filles Claire, Katie, Sarah et son mari Kiran

Originaire de la côte Est, où il a passé l’essentiel de sa vie (hormis des séjours en France, où il a appris le français adolescent, puis au Canada), Carl Blyth avoue qu’il était un peu inquiet avant de déménager à Austin, la capitale du Texas, en 1993. « Je m’imaginais l’Etat comme laid, sec, républicain. Le Texas est républicain, mais il est beaucoup plus divers qu’on ne l’imagine de l’extérieur et la République populaire d’Austin n’a rien à voir avec la conservatrice Dallas ou même Houston ».

UNE FAMILLE RECOMPOSEE ET HOMOSEXUELLE

Austin, c’est la ville où Carl a pu faire son coming out et se séparer de sa femme sans drame majeur en 1997, avant de reconstruire une famille à part entière avec Joe Salvato, qu’il a rencontré en 2004. Les deux premières filles de Carl, Sarah et Katie, étaient alors adolescentes. Mais la petite dernière, Claire, n’avait que dix ans. « Nous avons donc partagé le rôle de père et Joe a beaucoup fait à la maison », souligne Carl. Lire la suite

Les Valdez – Chicanos au chômage mais pleins d’espoirs

Les Valdez font partie des 25,8 % de pauvres vivant à San Antonio. Sachant qu’officiellement, être pauvre aux Etats-Unis signifie, pour une famille de quatre personnes, vivre avec moins de 23 000 dollars annuels. Dans le cas des Valdez, les revenus annuels du foyer se limitent aux deux pensions d’invalidité des parents, Augustin et Rosemary, soit 8 400 dollars par an (ou 700 dollars mensuels).

UNE SANTE DÉFAILLANTE, PASSEPORT POUR LE CHÔMAGE

Avec cette somme, « il faut payer les charges, la nourriture, l’essence, les produits d’hygiène et d’entretien de la maison, les abonnements au câble, au téléphone, mais aussi à internet, dont notre dernier fils, Nikolas, a besoin pour étudier, et les mensualités des prêts contractés afin de permettre à notre seconde fille, Samantha, de rejoindre l’équipe de danse de son lycée, puis de partir en vacances à Disneyworld, l’été dernier », précise Rosemary, dont la dépression a été diagnostiquée voilà un peu plus d’un an.

Augustin (le père), Nikolas (le fils), Gabriel (le petit-fils) et Rosemary (la mère).

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