Les Garcia – L’Amérique, terre d’opportunités

Il y a un an, Lindsay et Alex Garcia vivaient à deux dans leur maison de Buda près d’Austin. Depuis, leur bébé est arrivé (Tessa, dix mois) et ils ont accueilli la fille colombienne d’Alex (Alejandra, 16 ans, issue d’un premier mariage) sous leur toit. Alejandra fait ses premiers pas dans un lycée américain depuis deux mois. Pour la jeune fille, dont l’anglais est encore timide, le combat pour rejoindre son père a été long. Plusieurs fois, un visa tourisme lui a été refusé.

S’adapter à un nouveau pays n’est pas aisé. « La langue anglaise, l’orthographe surtout, est difficile pour moi » explique la jeune fille. A la maison, sa belle-mère professeure d’espagnol lui parle en anglais, mais elle répond pour l’instant toujours en espagnol. « Nous sommes très fiers d’elle. C’est vraiment difficile pour elle » ajoute Alex. Au Texas, 34,2 % des habitants parlent une autre langue que l’anglais à la maison.

Alex le père, Tessa le bébé, Alejandra l’aînée et Lindsay la mère

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Voter avant le 6 novembre c’est possible !

Chris a voté le 25 octobre pour la présidentielle du 6 novembre.

Pour favoriser la participation électorale, le Texas permet à ses habitants de voter jusqu’à quinze jours à l’avance. Comme Barack Obama à Chicago, la dame assurant l’accueil de l’office de tourisme de Huntsville s’est prononcée avant le jour-J (qui tombe cette année le six novembre). Et Chris affichait fièrement son civisme avec un autocollant « a voté ! ».

En personne ou par courrier, ils sont près d’un million et demi à avoir ainsi anticipé l’échéance électorale, soit plus de 17 % du collège électoral selon les derniers chiffres de la Secretary of State. A Houston, un Français fraîchement naturalisé nous a raconté son étonnement face à l’engouement des Texans pour ce mode de scrutin.

« J’ai été surpris par la longueur de la queue à faire avant d’arriver à la machine de vote. Ensuite, c’est une cinquantaine de questions auxquelles il faut répondre, une dizaine sur des changements de lois locales, mais surtout une quarantaine de candidats à départager, depuis la présidence de la fédération jusqu’au 334e district judiciaire ! J’avoue avoir peu d’éléments pour me prononcer sur cette dernière élection. Mais au Texas il n’y a de toute façon qu’un seul candidat à certains postes : celui du parti républicain ».

Comme Chris, la plupart des Texans vote en effet pour le parti républicain. Au point que la primaire républicaine retienne parfois plus l’attention que l’élection générale.

TEXTE Cécile

PHOTO Mélinda

Les Blyth-Salvato / Deux homosexuels démocrates réinventent la famille recomposée

La mère Cheryl, le père Carl (désormais divorcés), le nouveau compagnon de Carl Joe, les filles Claire, Katie, Sarah et son mari Kiran

Originaire de la côte Est, où il a passé l’essentiel de sa vie (hormis des séjours en France, où il a appris le français adolescent, puis au Canada), Carl Blyth avoue qu’il était un peu inquiet avant de déménager à Austin, la capitale du Texas, en 1993. « Je m’imaginais l’Etat comme laid, sec, républicain. Le Texas est républicain, mais il est beaucoup plus divers qu’on ne l’imagine de l’extérieur et la République populaire d’Austin n’a rien à voir avec la conservatrice Dallas ou même Houston ».

UNE FAMILLE RECOMPOSEE ET HOMOSEXUELLE

Austin, c’est la ville où Carl a pu faire son coming out et se séparer de sa femme sans drame majeur en 1997, avant de reconstruire une famille à part entière avec Joe Salvato, qu’il a rencontré en 2004. Les deux premières filles de Carl, Sarah et Katie, étaient alors adolescentes. Mais la petite dernière, Claire, n’avait que dix ans. « Nous avons donc partagé le rôle de père et Joe a beaucoup fait à la maison », souligne Carl. Lire la suite

Des rêveurs qui n’ont pas la tête dans les nuages

Devant le Starbucks où nous nous sommes installées pour travailler à San Antonio, un groupe de jeunes s’est formé. Ils enfilent des gilets jaune fluo arborant le slogan « I am a Dreamer voter! ». Ne comprenez pas : « Je suis un électeur qui rêve », mais plutôt « je suis un jeune immigré illégal qui rêve de voter ».

« Les Dreamers sont arrivés aux Etats-Unis avant leurs seize ans, ont passé au moins cinq années dans le pays de façon continue, ont fréquenté des écoles publiques américaines, ont été acceptés dans une université et ont un casier judiciaire vierge », explique Adrián Reyna (photo), arrivé en 2004 avec ses parents et un visa tourisme. Il est aujourd’hui étudiant en anthropologie et science politique à l’université du Texas à Austin.

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Besoin de plus d’éducation civique pour lutter contre l’abstention ?

Les soupçons que nous émettions dans notre dernier post sur l’enthousiasme des Texans à accomplir leur devoir civique en se rendant aux urnes se confirment.

« En 2010, le Texas se classait parmi les derniers Etats en terme de participation électorale », a lancé la présentatrice de KLRU (la chaîne de télévision publique d’Austin) en lançant le débat sur la participation des jeunes Texans à la vie politique du pays organisé ce mercredi en partenariat avec la radio publique locale KUT et l’institut Annette Strauss pour la vie civique de l’université du Texas.

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Plus que quinze jours pour s’inscrire sur les listes électorales !

L’inscription sur les listes électorales n’est pas obligatoire aux Etats-Unis. Résultat : seuls 76,5 % des Texans réunissant les critères d’éligibilité pour pouvoir voter étaient inscrits sur une liste électorale lors de la dernière présidentielle américaine en 2008, selon le Texas Secretary of State.

C’est toutefois mieux que la moyenne nationale, qui se situe autour de 71 %, en dépit d’initiatives telles que le National voter registration Day aujourd’hui (à Houston, ce soir, un concert de hip-hop est même prévu pour l’occasion !).

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