Les Valdez – Nikolas, 10 ans, artiste et fan de Katy Perry

Nikolas n’a que dix ans et pourtant il a tout d’un grand. Dans sa chambre envahie de poupées et de dessins, Nikolas rêve d’être « artiste et chanteur ».

Incollable sur Monster High (un repère de poupées terrifiantes), le petit Texan est aussi un fan de Katy Perry. Ses dessins, eux, reflètent son talent. Il dépeint avec détails des héroïnes de contes de fées version monstres. Avec son sourire communicateur, Nikolas assure qu’il ne faut pas « avoir peur ». Ce n’est que son imagination qui se déverse sur ses feuilles blanches. Lire la suite

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Les Valdez – Chicanos au chômage mais pleins d’espoirs

Les Valdez font partie des 25,8 % de pauvres vivant à San Antonio. Sachant qu’officiellement, être pauvre aux Etats-Unis signifie, pour une famille de quatre personnes, vivre avec moins de 23 000 dollars annuels. Dans le cas des Valdez, les revenus annuels du foyer se limitent aux deux pensions d’invalidité des parents, Augustin et Rosemary, soit 8 400 dollars par an (ou 700 dollars mensuels).

UNE SANTE DÉFAILLANTE, PASSEPORT POUR LE CHÔMAGE

Avec cette somme, « il faut payer les charges, la nourriture, l’essence, les produits d’hygiène et d’entretien de la maison, les abonnements au câble, au téléphone, mais aussi à internet, dont notre dernier fils, Nikolas, a besoin pour étudier, et les mensualités des prêts contractés afin de permettre à notre seconde fille, Samantha, de rejoindre l’équipe de danse de son lycée, puis de partir en vacances à Disneyworld, l’été dernier », précise Rosemary, dont la dépression a été diagnostiquée voilà un peu plus d’un an.

Augustin (le père), Nikolas (le fils), Gabriel (le petit-fils) et Rosemary (la mère).

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Des rêveurs qui n’ont pas la tête dans les nuages

Devant le Starbucks où nous nous sommes installées pour travailler à San Antonio, un groupe de jeunes s’est formé. Ils enfilent des gilets jaune fluo arborant le slogan « I am a Dreamer voter! ». Ne comprenez pas : « Je suis un électeur qui rêve », mais plutôt « je suis un jeune immigré illégal qui rêve de voter ».

« Les Dreamers sont arrivés aux Etats-Unis avant leurs seize ans, ont passé au moins cinq années dans le pays de façon continue, ont fréquenté des écoles publiques américaines, ont été acceptés dans une université et ont un casier judiciaire vierge », explique Adrián Reyna (photo), arrivé en 2004 avec ses parents et un visa tourisme. Il est aujourd’hui étudiant en anthropologie et science politique à l’université du Texas à Austin.

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